« En réalité, cela fait déjà trois jours qu’on piaffe vraiment d’impatience »

Ce dimanche, à 13h15, le coup d’envoi de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre sera donné en baie de Seine. Florian Guéguen et Raphaël Auffret s’élanceront alors en direction de Salvador de Bahia, au Brésil, avec un total de 4 350 milles à parcourir et presque autant de pièges à déjouer.

« La bonne nouvelle, c’est que les conditions pour le départ et pour les premiers jours de course s’annoncent assez favorables. Ça devrait à la fois être plutôt cool et plutôt rapide car une fois qu’on aura passé la bouée de dégagement positionnée au large d’Etretat, on va envoyer le spi et tirer un grand bord de portant pour sortir du raz Blanchard, puis rejoindre la pointe Bretagne. Une pointe que l’on va sans doute raser, avec Raphaël, pour ne pas se rajouter de la route. Notre but étant avant tout de finir la course, nous allons chercher à gagner vers le sud au plus vite, et éviter d’aller chercher la grosse dépression qui se creuse dans l’ouest », détaille le skipper du Class40 Equipe Voile Parkinson qui affiche une certaine quiétude àmoins de 24 heures de son grand saut à travers l’Atlantique. « Raphaël et moi, on est effectivement assez serein. On sait qu’on ne va pas se faire tabasser en partant, et qu’on a bien tout préparé. Le bateau est propre. On a même fait appel à un copain pour un dernier check aujourd’hui, afin d’avoir un œil extérieur et d’être sûr à 100% qu’on n’avait rien zappé. En plus de ça, on va même pouvoir dormir une heure de plus la nuit prochaine, et il se trouve que selon le planning de l’organisation, on est le dernier bateau à sortir du bassin Paul Vatine, demain, à 10 heures. C’est une bonne chose pour nous. Ça évite de partir dans la précipitation. A présent, on a vraiment hâte d’y être. En réalité, ça fait déjà trois jours qu’on piaffe vraiment d’impatience. Il y a, évidemment, un peu de stress, mais on sait que cette tension va disparaître dès que le coup de canon sera donné », termine Florian Guéguen.